maconnerie  
 

Que de non conformités !

 

Les produits de la nature et les produits  industrialisés , utilisés en maçonnerie 

 

Tout d'abord " pour rappel général "     : L’ Eau , et l'eau c’est la vie …… et c'est necessaire dans toutes activités  !

 

Les liants …..

Le ciment  est un liant à base de silicate de chaux,    mélange constitué de CALCAIRE (80%) et d’ARGILE (20%  )  et    bauxite, chauffé à haute température (1450°C) dans un four en forme de tube où il circule à proximité d'une flamme de 2000°C, avant d'être refroidi brutalement. Le produit cuit, pratiquement vitrifié, s'appelle le clinker  que l’on réduit en poudre. Puis , on lui adjoint du   gypse  et , d'autres substances permettant d'obtenir différentes propriétés. La poudre obtenue se mélange à l'eau  et à du sable ou autre matériaux ….( le ciment PORTLAND comporte 3 à 5 % de gypse )

Cette   matière inorganique finement moulue qui, mélangée ( (gâchée)  avec de l’eau, forme un complexe pateux fait prise et durcit en réaction au processus d’hydratation. Après durcissement, cette pâte conserve sa résistance et sa stabilité, même sous l’eau.

 

 

La chaux 

La chaux est l'un des plus anciens   matériaux de construction utilisé par l'homme. Elle  a été délaissée au profit du ciment depuis le début du XXe siècle, let  est aujourd’hui reprise en restauration de bâtiment .

La  chaux respire et crée ainsi des ambiances saines et naturelles et est très utilisée sur des supports type terre ; on dit qu' «  elle tire moins que le ciment »

 

Les granulats …..

Le sable  qui  existe sous plusieurs formes à savoir :

de plage,

de rivière,

de lac,

de carrière,

d’origine éolienne ou alluvionnaire,

de désert ou de plage corallienne.

La densité est variable de 1 à 3 , avec une granulométrie et une constitution différente, à savoir un pourcentage différent de quartz ;

la valeur économique est importante et le choix est adapté à la destination pour ouvrage de construction, de finition pour les enduits, de sablage pour les nettoyages de supports, de décoration …..

 

Les mélanges ciment/sable :

Mortier : Mélange de ciment, de sables et d'eau, éventuellement complété par des adjuvants  et se distingue du béton par son absence de gravillons.

Il est préparé sur le chantier
- à partir de mortier industriel sec pré dosé
- ou en dosant et mélangeant tous les constituants
- ou livré sur place depuis une centrale à béton.

Le mortier est utilisé  pour la réalisation de joints, d'enduits, de chapes et divers travaux de scellement,   bouchage …..

 

Béton : Mélange de ciment et de gravillons dont

le  gravillon fin (5 mm) , pour les mouillages et les petits coffrages

le gravillon moyen (8 mm) pour les coffrages et scellements

le gravillon de grosse granulométrie  (12 mm)  pour bétons armés et aux gros coffrages.

Le béton est préparé sur le chantier pour les petits ouvrages ou pour une dalle ou des murs banchés qui nécessitent de grandes quantités de béton on fait   appel à une centrale à béton qui livre ce dernier en camion «  porte malaxeur » qui porte une  "toupie",

Dosage des mortiers ou béton :  de 250 kg à 350 kg , habituellement.

Un dosage à 250 kg signifie :

250 kg de ciment pour 1 m3  de gravier ou sable ; il faut environ 150 litres d’eau  environ qui vont s’évaporer pendant le séchage du béton …. Le séchage sera complet à partir de 40 jours  .

 

Les adjuvants :

Permettent de modifier les caractéristiques des mélanges ; incorporés sous forme liquide ou solide , ils permettent par exemple de faire varier le temps de prise du béton , sa résistance au gel ……

 

Les granulats   :

matériaux par exemple allégés, ( type la vermiculite naturelle , la roche expansée  les billes de polystyrène )  ) ce  sont des produits souvent utilisés en rénovation , par exemple pour faire de chapes et ne pas alourdir un ouvrage ; on parle de chape allégée ( le gravier est remplacé par ce type de matériaux )  

 

Les matériaux plus anciens :

Le pisé 

Il s’agit de terre crue, terme utilisé pour désigner la terre de construction ,  en l’état d’extraction du sol, avec le moins de transformations possible. Le terme  terre crue permet   de marquer la différence avec la terre cuite : en effet, les matériaux en terre sont   aujourd'hui souvent sous  forme cuite (briques, tuiles).

Plusieurs techniques de construction utilisent terre crue existent : le pisé,  l'adobe. D'autres techniques de construction en terre  ajoutent d'autres matériaux  telles le  torchis qui comporte terre et paille . C’est un mélange de terre argileuse et de paille compacté.

La terre crue est un matériau minéral , type argile , dont la fraction solide est constituée de grains : cailloux,  de graviers , de sables, de limon …..

La masse volumique est de l’ordre de   1200kg/m³ à 1600kg/m³ pour de la terre foisonnée pour augmenter ensuite , lors de la mise en œuvre   à  2tonnes/m³.

La résistance mécanique fonctionne   en compression ;

Le pisé  a généralement une résistance à la compression d'environ 20kg/cm²(2O bars).

Sur le plan thermique,  contrairement aux idées reçues, la terre n'est pas un matériau isolant. En revanche, elle possède une excellente inertie thermique. Ceci se traduit par une régulation des différences de températures intérieures (pour l'été : plus frais le jour car le mur se rafraîchit la nuit, rendant cette fraîcheur le jour).

En 1786, François Cointeraux élève sa première maison incombustible en pisé, ce qui lui vaut le premier prix de l'Académie d'Amiens, sur le moyen le plus simple et le moins dispendieux de prévenir et d'éviter les incendies dans les campagnes.

 

Le Torchis : C’est un mélange de terre liée à de la paille, des petits cailloux, du foin, etc

-    Brique de Chanvre : Composée d’un mélange de chanvre et de chaux, on la trouve en épaisseur de 10 à 30 cm.

Le machefer :

Résidus de l'incinération du charbon laissé  en fond de four et constitués dans leur très grande majorité de  matériaux incombustible  de  déchets.

En France ,  c'est une circulaire     qui détermine désormais les différentes catégories de mâchefers et leur aptitude à réutilisation

Les mâchefers sont considérés comme valorisables (catégorie V) si leur teneur en imbrûlés est inférieure à 5 % et s'ils sont faiblement lixiviables   (ils contiennent peu de métaux lourds facilement solubles).

 

La pouzzolane  :

La pouzzolane est une roche  naturelle constituée par des  scories volcaniques  ou de composition proche ; elle a été utilisée  pour la réalisation de parpaings   de ciment  ( ancien ciment romaine ) et se retrouve actuellement souvent en substrat pour culture sans sol. , horticulture plantes …

Le béton cellulaire : silicate de calcium hydrate , existe à l’état naturel mais en trop faible quantité dans la nature pour être exploitée industriellement .

On  le  produit en usine, en autoclave, à partir de ciment (20 %), de chaux (15 %), de gypse (1 %), de sable et de poudre d'aluminium pour former les bulles d'air. Le produit fini contient 80 % d'air ….  

Tous les composants utilisés sont donc naturels et abondants, ils ne privent pas l'environnement de ressources rares. De plus, le produit fini est non polluant et ne nécessite aucun traitement chimique supplémentaire, même à l'état de déchet

Le montage à joints minces utilise une faible quantité d'eau.

 

La brique :

Ce sont des matériaux de construction à forte inertie thermique et au fort pouvoir isolant

Briques crues et briques cuites.

Il existe des briques pleines, creuses , pour murs périphérique et doublage …

Les premiers témoignages sur la production de briques remontent au temps des Babyloniens, il y a plus de 5000 ans

Le mélange d’argile et eau est versé manuellement dans des moules  . Au moyen de l’étampage on donne le profil voulu à la brique qui devra dessécher.

Le séchage peut être naturel ou artificiel selon le type de brique. Ensuite la brique sera cuite à la température de 1030°, dans un four tunnel automatisé

Pose sur chant ou à plat :  ( rapport 37 à 60 aui m² )

Brique réfractaire : résistances aux hautes températures (jusqu'à  1000°C)

 

Le bois pour les murs :

La construction bois réponds à des normes francaises (DTU) spécifiques, que le constructeur se doit de suivre à la lettre, or bien des kits proposés à la vente sont souvent "bricolés" dans un coin d'atelier, en France ou en provenance des pays de l'est, et ne répondent pas toujours  à ces normes

De plus le montage de la structure bois est une tache complexe, nécessitent des connaissances en charpenterie, des outillages spéciaux et des moyens de levage, et la encore des normes spécifiques sont à respecter

Des bois à connaître : douglas ,  red celar …. Sapin du Nord

 

 

Sécurité et EPI

 

Connaitre et lire les pictogrammes sur les lieux de chantier , sur les matériels, sur les produits,

 

Se protéger par :

  • des masques de classe FFP1 ( simple poussière)  à FFP3 pour amiante,
  • des lunettes pour ponçage, soudure, électricité ..( surlunettes ou lunettes masque )
  • des gants ( maçonnerie, électricité, simple ouvrage …)
  • des casques avec antibruit,
  • des harnais pour travail en hauteur ( antichute )
  • des tenues de protection , plie, chimie, poussière jetable ,
  • des chaussures avec embout acier, semelles antiperforation ,

 

Protéger les autres par :

  • cône de signalisation,
  • barrière de chantier,
  • fardier  ( dépassement d’objet ),
  • chaîne de délimitation,
  • kit de mise hors tension élctrique,
  • plaque chantier,
  • filet de signalisation et retenue des personnes

 

 

 

Un peu de  Technique  "   découverte bâtiment"   :   

 

 

Fondations, notions de Béton Armé  très sommaires, murs ...

 

Fumisterie

 

Matériel 

 

Les escaliers en béton

 

 

 

 

 

 

 

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